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Pourquoi voter Avignon animaliste ?

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Tribune

L’avez-vous vu venir ?

Si, il y a quelques dizaines d’années, on avait proposé à ceux d’entre vous qui étaient là à l’époque le projet de société suivant :

Nous allons démocratiser la consommation de viande (version moderne de la poule au pot d’Henri IV), pour vous permettre de manger trois fois plus de viandes (ce dont vous n’avez pas besoin, mais ça, c’est une autre histoire).

Pour cela, nous avons tout prévu : nous allons industrialiser plus pour produire plus.

Voici quelques exemples :

· les poulets de chair seront élevés dans d’immenses hangars dont ils n’auront le temps de sortir que pour aller vers l’abattoir, et seront traités (dopés aux hormones de croissance, sur-médiqués et manipulés génétiquement) pour accélérer leur croissance ;

· les cochons seront élevés industriellement, les truies n’auront pas d’autre raison d’être que de mettre bas à un rythme soutenu aussi longtemps qu’elles seront en état de le faire… après quoi, devenues moins productives, elles partiront pour l’abattoir ;

· les vaches laitières seront également inséminées de façon intensive pour accroître leur production de lait, qui ne sera pas destinée à leur veau, lequel leur sera enlevé dès leur naissance pour produire encore de la viande ;

· tous ces animaux seront acheminés vers les abattoirs de la façon la plus économique possible, c’est-à-dire entassés autant qu’il sera possible et quels que soient leur état, la durée du transport et les conditions climatiques ;

· les poules pondeuses seront confinées dans des cages (une feuille de papier A4 pour espace vital devrait leur suffire) aussi longtemps qu’elles produiront suffisamment d’œufs ;

· les poissons seront remontés des profondeurs des mers par des usines flottantes ou élevés de façon intensive dans des usines piscicoles.


Pour nourrir toujours plus d’animaux, nous devrons bien sûr produire plus de céréales, de soja, etc., en utilisant les vastes espaces dont dispose (encore) notre planète, par exemple en Amazonie, en ayant recours aux quantités de pesticides nécessaires pour assurer une meilleure productivité et en puisant l’eau là où il faut.

Les animaux (qui ne sont finalement qu’une matière première, le « minerais », n’est-ce pas ?) seront modifiés génétiquement, traités et dopés massivement pour améliorer les performances, réduire les pertes de production, et ils seront remplacés (réformés) au rythme approprié.

Bien sûr, il y aura quelques contreparties, mais bien modestes :

– les petites exploitations agricoles qui aujourd’hui assurent vos besoins à leur trop juste niveau (en êtes-vous bien conscients ?) vont progressivement disparaître (on ne peut pas exclure l’hypothèse de quelques actes de désespoir) et quelques emplois seront détruits (bon, d’accord quelques dizaines voire centaines de milliers d’emplois, mais n’est-ce pas le prix à payer pour améliorer votre pouvoir d’achat ?) ;

– il y aura bien un peu de pollution des sols, des nappes phréatiques, de nos mers ou de nos océans, etc, mais la nature est si forte !

– il y aura bien sûr un petit épuisement des ressources en eau potable, mais ça n’est pas l’eau qui manque sur terre ;

– il faut sans doute s’attendre à quelques problèmes de santé, liés à une consommation légèrement excessive de viande légèrement modifiée ou, directement ou indirectement, à l’usage de pesticides, mais ce ne seront là que des maladies bénignes telles que des cancers, des maladies cardiovasculaires, ou de l’antibiorésistance qui rendra certains soins légèrement moins efficaces.

Alors, que pensez-vous de ce beau projet ? »

Une telle perspective aurait probablement, alors, déclenché chez vous une réaction horrifiée et sans doute l’auriez-vous rejetée avec violence.

Et pourtant !

Pourtant, NOUS Y SOMMES !

Ce qui vient d’être décrit n’est plus de la fiction mais bien la réalité d’aujourd’hui.

Et vous ne l’avez pas vu venir!

Bien sûr, car cette évolution de notre société s’est faite de façon progressive, discrètement, insidieusement.

· Le massacre de tous ces animaux ? Dissimulé ! Caché car c’est un spectacle que tout être humain normalement constitué ne pourrait pas supporter. De quoi vous dégoûter de manger de la viande, des œufs ou du poisson.

·   La destruction des petites exploitations agricoles et les suicides de leurs exploitants ? Banalisé !

·   La pollution et la destruction de l’environnement à l’échelle planétaire ?  On verra plus tard, et puis, l’Amazonie, c’est loin.

·   Votre santé ? Vive notre système de protection ! Nous avons de la chance (Oui mais qui le paye ? Quelle drôle de question !)

Si, avec le recul, cette question vous paraît primordiale et urgente au regard des éternelles questions sur lesquelles notre classe politique se chamaille depuis des décennies pour grappiller quelques suffrages ici ou là à des fins qui ne visent pas toujours l’intérêt du citoyen que vous êtes, alors mettez un coup d’arrêt à cette incroyable dérive.

Derrière la cause animale, qui est en soi une véritable question de société, les enjeux pour les humains sont colossaux, vous ne pouvez plus l’ignorer.

Alors le 26 mai, ne vous trompez pas de priorités : votez pour le Parti animaliste.

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En France

Connaître pour reconnaître TOUS les animaux dans la société

La question des rapports entre les êtres humains et les animaux s’impose de plus en plus sur les scènes associative, politique, scientifique et médiatique. En France, la demande grandit également autour de la promotion de rapports d’empathie avec les animaux à l’école, au collège, au lycée, dans le monde du travail (production, loisirs, santé).

Si plusieurs parcours d’études mènent depuis de nombreuses années à la connaissance des animaux et de leur monde : zoologue (zoologiste), éthologues, vétérinaires … Peu visaient à veiller sur leur statut et leurs droits.

Heureusement , les avancées scientifiques permises par les recherches effectuées dans les domaines de la biologie, neurobiologie, de l’intelligence et de la psychologie cognitive ont permis de considérer l’animal non humain comme un être sentient, lui reconnaissant la capacité d’éprouver des choses subjectivement, d’avoir des expériences vécues.

C’est ainsi que l’on évolue de la connaissance des animaux à leur reconnaissance, amenant à se poser les questions propres à leurs droits et leurs places dans notre société humaine. Bien qu’en France le développement du Droit Animalier soit encore à ses débuts dans les facultés, il ne peut être contesté qu’il est devenu une discipline à part entière. Et l’on ne peut que s’en réjouir, dans la mesure où, comme le rappelle régulièrement le professeur Jean-Pierre Marguénaud en citant Jules Michelet: « un système législatif est toujours impuissant si l’on ne place pas, à côté, un système éducatif »

L’Université de Limoges (antenne de  Brives la Gaillarde) a ouvert en 2016 le premier DU (Diplôme Universitaire) en droit animalier, qui a permis, outre de former et spécialiser à cet aspect spécifique et multiple à la fois (animal sauvage, domestique, de compagnie, de travail, de rente) , d’être force de proposition puisque chaque étudiant  pour l’obtention de son diplôme doit présenter à l’écrit un texte novateur en matière de réglementation et protection animale.

La première promotion de l’Université de Toulon vient, quant à elle, le 29 mars 2019, de proposer la Déclaration de Toulon en écho à la Déclaration de Cambridge publiée en 2012.

L’Université de Rennes proposera à l’automne 2019 un cursus Animaux et Société qui se veut transdisciplinaire pour apporter un éclairage théorique, méthodologique et des savoirs plus concrets sur la condition animale, les rapports entre humains et non humains mobilisant les sciences dites humaines et sociales.

D’autres universités ouvrent des formations en rapport avec le Droit Animalier ou le statut de l’animal en France mais aussi en Europe et notamment en Espagne.

Ces nouvelles formations, les réflexions et avancées qu’elles amèneront, permettront aux professionnels des secteurs public, privé et associatif d’avoir un socle sur lequel s’appuyer pour appréhender les rapports entre humains et animaux par une définition d’un statut moral, juridique et social des animaux.


Le Parti animaliste propose :

  • de développer des programmes d’incitation à l’enseignement de l’éthique animale en s’appuyant sur l’article 6 du TFUE ;
  • proposer une initiation à l’éthologie dans les écoles.

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Europe & monde

La Californie interdit la vente d’animaux d’élevage en animalerie !

Véritable exemple à suivre dans le domaine de la protection animale, la Californie continue de démontrer au monde entier qu’une autre façon de considérer les animaux est possible. En vraie pionnière de mesures phares sur le bien-être animal, elle vient d’interdire depuis le 1er janvier 2019 la vente en animaleries d’animaux de compagnie provenant d’élevages. Une révolution.

Refuser la misère de l’abandon et tout faire pour la limiter. Tel pourrait être le résumé de l’idée qui a conduit l’état de Californie a voter cette loi particulièrement innovante. Ce texte, adopté à l’unanimité par le Sénat de l’état fin 2017, vient d’être officiellement promulgué.

Désormais, les animaleries ne peuvent plus vendre d’animaux (chats, chiens, lapins) provenant d’élevages. Quand on connaît l’importance du trafic d’animaux à travers le monde (estimé comme étant le 3ème plus gros trafic illégal mondial après la drogue et les armes), et la proportion de ces animaux pouvant se retrouver en animaleries via des circuits parfois obscurs, ou encore le nombre d’élevages peu scrupuleux, cette nouvelle doit être accueillie à la hauteur de son impact : avec un profond bonheur.

Les animaleries sont donc tenues de proposer à la vente uniquement des animaux provenant de refuges. Ces animaux ont souvent vécu de profonds traumatismes : l’abandon, la douleur de perdre un maître et un foyer, des maltraitances, des foyers successifs mais toujours un retour dans la rue… Cette vie de misère n’était pas aidée par la vente d’animaux d’élevage en animalerie, organisant de fait une “concurrence” entre les deux types d’organisme. Car comme le rappelle la SPA, « un animal adopté en refuge en sauve deux : celui adopté qui part vers sa nouvelle famille, et celui qui prendra sa place pour une future adoption » ; un principe permettant de limiter évidemment le sur-encombrement des refuges et le recours parfois -malheureusement- à l’euthanasie.

Encore une fois, la France est en retard. Pourquoi, décidément et à défaut d’être précurseurs, ne pouvons-nous pas prendre exemple sur ce qui se fait de positif dans le monde, plutôt que de rester arc-boutés sur des positions ancestrales qui causent tant de souffrance ?

Mais ne restons pas sur une note négative. Souhaitant emboîter le pas à la Californie, de nombreux autres états des États-Unis vont réfléchir à adopter la même loi.

Avant une généralisation plus globale à l’échelle mondiale ? Personne ne nous empêchera de rêver.

En tout cas, un animal provenant d’un refuge procurera au moins autant de joie et de bonheur à ses maîtres qu’un autre provenant d’un élevage. Alors, en attendant d’emboîter le pas à la Californie, vous avez deux décisions simples à prendre : voter le 26 mai pour le Parti animaliste qui porte un projet dans ce sens et … ne plus acheter d’animaux provenant d’élevages dans des animaleries (et encore moins sur des sites tels que Le Bon Coin!).

Pour voir le reportage du journal de TF1 sur ce sujet, cliquez ici.


Le Parti animaliste propose :

  • l’augmentation des moyens alloués à la lutte contre le trafic d’animaux ;
  • l’interdiction de tirer un profit financier de la cession d’animaux de compagnie ;
  • le renforcement des aides d’État aux refuges, la création des refuges publics en remplacement des fourrières.

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Tribune

La conférence de presse que vous n’avez pas vue

Ce 25 avril, lors de sa conférence de presse, en une heure de déclaration liminaire et une heure et demie de questions-réponses, notre Président a pu aborder toutes les questions essentielles portant sur l’organisation de notre société.
Toutes ? Non. Un thème résiste encore et toujours à l’intérêt que lui portent nos politiques mais aussi ceux qui les interrogent.
Peut-être l’exercice et le contexte ne s’y prêtaient-ils pas. Mais alors quand ?

Voici en tout cas ce qu’aurait pu être la séance de questions-réponses si nos amis les animaux avaient eu la parole. [CECI EST UNE PARODIE]

NFPATE (Ne Faites Pas Aux Truies Etc.) : Monsieur le Président, j’ai 3 ans ½. Comme mes 300 000 consœurs, je suis née en milieu carcéral où je suis maintenue et où je suis régulièrement violée. J’ai eu 70 enfants qui, comme 25 millions d’autres enfants chaque année, m’ont été enlevés pour être conduits à l’abattoir, qui est aussi ma destination dans quelques semaines. Monsieur le Président, que prévoit votre projet de société pour améliorer mon sort et celui de mes congénères ?

Le Président : … c’est une bonne question. Y a-t-il une autre question ?


Lion’s Club : Monsieur le Président, vous avez évoqué la question des flux migratoires. Comme beaucoup de mes amis africains, j’ai pénétré sur le sol français mais contre mon gré, après avoir été enlevé de mon milieu naturel et, comme eux, j’ai été réduit à l’état d’esclavage pour devenir un objet de spectacle et amuser les enfants des humains. Monsieur le Président, quelles dispositions envisagez-vous de prendre pour nous rendre notre liberté et nous rapatrier dans notre pays d’origine ?

Le président : … c’est un sujet délicat. Y a-t-il une autre question ?


Mon Poulet : Monsieur le Président, je n’ai que 30 jours d’existence mais je pèse déjà deux kilos grâce à une alimentation « appropriée ». Comme 800 millions de mes amis, je vis depuis ma naissance dans un immense hangar ou nous avons été regroupés par milliers. Dans 5 jours, si je tiens jusque là (beaucoup de mes amis meurent autour de moi, et je ne suis pas moi-même en très bon état), je sortirai enfin de ce maudit hangar, mais ma destination n’est pas non plus très enviable. Monsieur le Président, à notre naissance, nous étions tous jaunes sans avoir besoin de porter de gilets ; vous pouvez donc entendre notre requête et nous dire ce que vous prévoyez de faire pour nous.  

Le Président : … 800 millions dites-vous ?

Mon Poulet : Oui, chaque année !

Le Président : C’est beaucoup en effet ! Quelqu’un veut-il poser une autre question ?


CEIA (Contre l’Exploitation Industrielle des Animaux) : Monsieur le Président, en tant que poule pondeuse, mais aussi au nom des centaines de millions d’autres animaux vivant dans des élevages intensifs de notre pays, nous revendiquons une amélioration significative des conditions de travail et un allongement de la durée de vie. Qu’entendez-vous répondre à ces demandes ?

Le Président : Je fais confiance aux filières. Question suivante ?


LJL (Libérez Jeannot Lapin) : Monsieur, le mot LIBERTÉ, gravé sur les frontons de nos bâtiments publics, est si profondément ancré dans les valeurs de notre république et dans nos moeurs qu’il ne fait même plus l’objet de débats. Pourtant, chaque année, comme 40 millions de mes frères et soeurs, et bien que n’ayant commis aucun crime si ce n’est celui de naître, notre existence est confinée dans un espace que ne pourrait renier Louis XI avec ses demoiselles, ce qui nous ramène cinq siècles en arrière, et dont nous ne serons libérés que pour aller mourir. Monsieur le Président, avez-vous un avis sur la question de notre situation?

Le Président : Oui, j’ai un avis. Une autre question?


Ma Biche : Monsieur le Président, nous ne sommes pas en sécurité dans nos forêts. Sans avoir jamais commis aucun crime, nous sommes pourchassés et exécutés sommairement, même quand nous parvenons à trouver refuge dans le jardin d’un ami. Et à présent, on lance des meutes à notre poursuite jusqu’à notre épuisement et notre mise à mort, simplement parce qu’il parait que ça amuse certains humains. Que comptez-vous faire ?

Le Président : Mes amis les chass…, je veux dire, les premiers écologistes de France ont la situation bien en main. D’ailleurs nous venons de prendre des mesures pour que leurs actions ne soient pas entravées. Une dernière question peut-être ?


Comité des Poissons d’Avril : Monsieur le Président bloup ! Nous sommes remontés du fond des océans dans d’atroces souffrances bloup ! par milliards pour agoniser sur les ponts des chalutiers bloup ! ou pour être rejetés mourants par-dessus bord, selon notre statut bloup ! Comment pensez-vous arrêter ce massacre bloup !

Le Président : En noyant le poisson. Je vous remercie pour votre attention.


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Europe & monde

Les cinq libertés fondamentales des animaux

Les cinq libertés ont été définies dans les années 1960 par le Farm Animal Welfare Council du Royaume-Uni, puis ont été mises à jour et sont maintenant comprises comme s’appliquant au bien-être de tous les animaux, pas seulement du bétail.

Les cinq libertés sont :

  • la liberté de manger à sa faim et de boire à sa soif, grâce à un accès facile à de l’eau et à un régime pour maintenir la santé et la vigueur ;
  • la liberté d’évoluer sans gène dans un environnement approprié ;
  • absence de douleur, de blessure et de maladie, par prévention ou diagnostic et traitement rapides ;
  • la liberté d’expression d’un comportement biologique et éthologique normal, en prévoyant un espace suffisant, des installations appropriées et un environnement propre à l’animal ;
  • absence de la peur et de la détresse, en assurant des conditions et un traitement évitant les souffrances mentales.

Les cinq libertés nous disent que nos animaux domestiques notamment ont cinq besoins en matière de bien-être : régime alimentaire, environnement, santé, compagnie et comportement.

Connaître et faire connaître ces cinq libertés fondamentales permettrait d’améliorer le quotidien des animaux qui partagent nos vies ou qui y contribuent, l’obligation de leur respect permettrait de statuer et légiférer sur leur non respect en donnant un cadre à la maltraitance.

Bien sûr, pour chaque animal, ces besoins seront satisfaits de différentes manières, car il convient de tenir compte des besoins propres et spécifiques de chaque espèce.

Il y a donc manifestement du travail à faire pour informer les propriétaires d’animaux domestiques entre autres sur les cinq dispositions / objectifs du bien-être et sur ce que cela signifie pour leurs responsabilités vis-à-vis de leurs animaux domestiques.

Quel que soit le type d’animal avec lequel nous interagissons, il est important de réfléchir à la manière d’assurer un bon bien-être en termes de santé, d’environnement, de régime alimentaire, de comportement et de compagnie.


Le Parti animaliste propose :

  • d’adosser à la Constitution française une Charte de la Protection animale reconnaissant le caractère d’êtres sensibles des animaux, leurs intérêts inhérents à cette qualité, et les responsabilités qu’ont l’État et les citoyens à leur égard et en faire ainsi une valeur fondamentale de notre état de droit ;
  • de créer un ministère de la Protection animale, comprenant aussi une direction consacrée à la protection des animaux aquatiques, afin de sortir la protection animale du ministère de l’Agriculture et de mettre fin au conflit d’intérêts qui lui est consubstantiel ;
  • de créer un statut juridique à part entière pour les animaux terrestres et aquatiques avec des règles propres à chaque catégorie (compagnie, dits de rente, sauvages).
  • de créer un Code de la Protection animale regroupant l’ensemble des dispositions protégeant les animaux ;

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Tribune

En même temps

La cause animale est incontestablement une question de société si l’on admet que ladite société, même si elle est organisée par les humains, doit prendre en compte dans son périmètre de considération tous les êtres sensibles.

Au lieu d’évoluer vers une société infligeant toujours plus de souffrances aux animaux non humains qui nous entourent, soit par indifférence ou manque d’empathie, soit par pure cupidité, nous devons alors construire une société respectant l’ensemble des êtres sensibles, tant humains que non humains.

En raison d’une prise de conscience de plus en plus nette, la plupart de nos concitoyens rejettent les systèmes productivistes générateurs d’extrêmes souffrances. Pourtant, la machine infernale ne semble pas faiblir.

Pourquoi cette discordance?

Les animaux, c’est bien, mais que faites-vous pour les humains ?

Cette question, légèrement provocatrice, nous est parfois posée, bien souvent par des personnes qui ne s’engagent ni pour les uns, ni pour les autres.

L’humain d’abord. Ceux qui disent cela le disent non parce qu’ils souhaitent le bien de leurs semblables, mais parce que ce discours les arrange bien : soit qu’il leur évite une remise en question, soit qu’ils en tirent un profit.

Or, les intérêts des humains et ceux des animaux non humains ne sont pas antinomiques. Ils sont même bien souvent convergents.

On peut en effet :

  • en même temps améliorer le pouvoir d’achat et réduire la consommation de produits d’origine animale ;
  • en même temps réduire le chômage et sortir de leur enfer les centaines de millions d’animaux enfermés dans des élevages industriels ;
  • en même temps s’amuser de spectacles de cirques et laisser dans leur milieu naturel les animaux sauvages aujourd’hui asservis ;
  • en même temps admirer les merveilles dont regorge la nature et ne pas donner en spectacle la mise à mort d’animaux imposants mais sans défense ;
  • en même temps se nourrir sainement et ne pas dépeupler nos mers et nos océans ;
  • en même temps venir au secours de notre planète et protéger les animaux en tant qu’individus ;
  • en même temps faire de la recherche médicale et ne pas soumettre à une torture souvent létale des animaux de laboratoire qui, pour certains, nous ressemblent tant.

(Liste non exhaustive) – voir les propositions du Parti animaliste concernant ces questions en fin d’article.

En un mot, on peut, en même temps, améliorer la condition des humains et celles des animaux non humains! Alors, pourquoi s’en priver?

Les solutions existent pour une cohabitation harmonieuse, elles sont connues, y compris de ceux qui s’opposent à leur mise en oeuvre pour des raisons peu avouables.

Alors, puisque notre classe politique prête davantage l’oreille aux lobbies qu’aux citoyens qu’ils sont supposés représenter, la volonté du peuple doit clairement s’exprimer, à chaque occasion et de plus en plus fort, par la voix des urnes.

Peut-être alors finiront-ils par comprendre qu’ils peuvent, en même temps, se faire élire et ainsi poursuivre une carrière politique qui leur tient tant à coeur tout en servant l’intérêt universel.

Le 26 mai prochain, en votant pour le Parti animaliste, vous voterez non seulement pour les animaux, mais aussi pour une société plus juste et plus “humaine”.


Le Parti animaliste propose :

  • d’interdire définitivement la pêche électrique* ;
  • d’interdire les élevages intensifs ;
  • d’interdire la détention d’animaux à des fins d’exhibitions ;
  • de mettre fin à la protection des traditions culturelles cruelles ;
  • de réduire de 25% la consommation de produits animaux ;
  • de renforcer les normes environnementales ;
  • l’élimination progressive de l’expérimentation animale.

*  Loi définitivement votée par le Parlement Européen le 16 avril 2019 !

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Tribune

Coup de gueule !

Les slogans proférés hier samedi 21 avril par quelques manifestants invitant les policiers à se suicider sont révoltants, abjectes, ignobles et ne peuvent inspirer que du mépris, du dégoût, de la colère. Heureusement, nous le savons, ces comportements odieux ne sont pas représentatifs de la grande majorité de nos concitoyens.

Mais là n’est pas mon seul motif de colère.

Invité à réagir (sur France 2), le porte-parole d’un syndicat explique :

« C’est surtout un slogan dégueulasse, parce qu’aujourd’hui, on ne joue pas avec la mort, pour quelque motif que ce soit ; la vie humaine est sacrée, et on n’est pas des animaux, et ces gens là sont degré zéro de la conscience ».


Pour voir l’extrait, cliquez ici. Le reportage sur les gilets jaunes est de 8’40 à 10’49, et le passage en question se situe de 9’39 à 9’55.

Autrement dit, si la vie humaine est sacrée, celle des animaux non humains ne l’est pas !

Sans doute les mots ont-ils été mal choisis (ce qui, s’agissant d’un porte-parole, est tout de même assez gênant). Quant au fameux degré de conscience évoqué, celui de l’auteur de cette phrase ne semble pas beaucoup plus élevé que celui de ceux qu’il critique.

Rappelons au passage que l’être humain appartient au monde animal (n’en déplaise à ce monsieur).

Rappelons aussi que la souffrance est la même pour tous, humains et non humains.

Pleurer sur son propre sort alors que l’on trouve normal qu’il soit infligé à d’autres une telle souffrance sans état d’âme relève au mieux de l’inconscience (justement), au pire du cynisme.

Il ne s’agit pas de se saisir de cette occasion pour critiquer une corporation exposée à des situations difficiles, loin s’en faut.

D’autant que j’ai souvenir d’un gilet jaune qui, interviewé il y a quelques semaines dans le sud-ouest, après que lui et ses pairs aient été malmenés par les forces de police, s’en était offusqué en utilisant exactement les mêmes termes.

Ou encore de ce voyageur qui, s’étant retrouvé il y a quelques semaines dans un train bondé à la suite d’un mouvement de grève, s’était indigné devant le micro qui lui était tendu : « Nous ne sommes pas du bétail, quand même ». Il n’a manifestement jamais enduré le sort que connait ledit bétail sur le chemin des abattoirs.

Mesdames et messieurs les « maltraités », les « torturés », les « bousculés », en un mot « les victimes », puissent vos mésaventures vous faire prendre conscience du sort que notre société inflige à des centaines de millions d’êtres, sensibles comme vous et moi, sans que le moindre de vos sourcils ne tressaille. Peut-être pourrez-vous alors relativiser et,  un jour, décider que vous non plus, comme de plus en plus de nos concitoyens, vous ne voudrez plus être les complices de tant de tortures infligées.

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Tribune

Européennes : le Parti animaliste exclu du premier débat télévisé

N’épiloguons pas sur les raisons qui ont conduit à exclure le Parti animaliste d’un débat où il aurait eu toute sa place (voir le communiqué officiel du Parti animaliste ici)], au moins aussi légitimement que d’autres qui y ont été admis, sinon plus.

Ne revenons pas non plus sur la sanction dont il a été victime pour cause de surreprésentation des femmes aux dernières élections législatives (nous en parlons ici) quand on voit, sur la photo de famille de ce débat, deux femmes pour dix hommes ! (interdit de sourire !)

Une certaine idée de la parité.

Non, ce que nous pouvons nous demander, c’est : qu’aurait répondu Hélène THOUY (tête de liste et co-fondatrice du Parti animaliste) à la plupart des questions qui ont été posées si elle avait été présente ?

Quand on considère la nature de ces questions (posées par les animateurs de l’émission) et la nature des réponses qui leur ont été apportées, le plus souvent dans la cacophonie, par ceux qui entendent représenter les français au Parlement Européen, on peut penser que l’absence d’Hélène THOUY n’était pas nécessairement une mauvaise chose.

Car à aucun moment la cause animale (nous ne parlons pas ici sous l’angle environnemental, qui est une autre affaire) n’a été ni soulevée par les interviewers, ni évoquée par les interviewés.

Et pourtant, pendant que ces messieurs et ces deux dames bataillaient sur des petites questions de petite politique politicienne (qui plus est très souvent à coup de fake news dont la presse du lendemain se régale), pendant ces échanges dérisoires donc, des centaines de millions d’animaux enfermés dans des cages, des hangars, suspendus vivants avant d’être égorgés,  exposés, exploités, gavés, piègés, torturés, rejetés mourants par dessus bord, transportés dans des conditions innommables jusqu’au delà des frontières, abattus sans discernement, tous ces êtres sensibles subissaient le sort que notre société dite évoluée réserve aux plus faibles, aux sans voix, dans l’indifférences la plus absolue de ces hommes et de ces femmes.

Des préoccupations bien trop lointaines pour être débattues lors d’un débat télévisé ?

Mesdames et messieurs les journalistes, mesdames et messieurs les têtes de listes : vers quelle sorte de société voulez-vous nous emmener ? Il est grand temps de vous réveiller !

Que retiendrons-nous de ces trois heures de débat?

Peut-être la présence d’Hélène THOUY aurait-elle eu le mérite de susciter au moins une question sur la cause animale qui, d’après de nombreux sondages, aurait sans doute intéressé de très nombreux téléspectateurs.

La prochaine fois, peut-être ?

La seule vraie alternative pour que la cause animale vienne enfin sur le devant de la scène.
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En France

Science, conscience et droit : de Cambridge à Toulon

Depuis quelques décennies, nous en apprenons toujours plus sur la vraie nature des animaux, sur leurs facultés cognitives toujours plus surprenantes mais aussi sur leur capacité à ressentir des émotions et, bien sûr, à ressentir le plaisir ou la souffrance. En clair, nous découvrons que nous avons beaucoup plus de points communs avec les autres animaux que nous n’avons de différences.

Le 7 juillet 2012, treize éminents neuroscientifique ont synthétisé nos connaissances sur la conscience des animaux non humains, analogue à celle des humains, par une déclaration  dite Déclaration de Cambridge.

« La force des preuves nous amène à penser que les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience. Des animaux non-humains, notamment des mammifères et des oiseaux ainsi que de nombreuses espèces telles que les pieuvres, possèdent également ces substrats neurologique »

Extrait de la déclaration

Ce que nous pressentions était dès lors établi scientifiquement.

Cette évolution de nos connaissances aurait dû, en toute logique, se traduire par une évolution parallèle de notre relation avec les animaux, en leur témoignant plus de respect, plus de prise en considération de leur capacité à souffrir et à ressentir des émotions tout comme nous.

Or, non seulement nous ne constatons pas cette évolution, sauf à la marge dans certains cas bien spécifiques mais, pire encore, notre société se construit de plus en plus sur l’exploitation intensive de tous ces êtres sensibles, générant toujours plus de souffrances. Et même si une prise de conscience s’opère au sein de la population, qui rejette de plus en plus massivement une telle société, rien de significatif ne change au niveau des lois qui régissent une société conçue par quelques humains pour quelques humains.

Partant de ce constat et faisant écho à la Déclaration de Cambridge, a été proclamée le 29 mars 2019 la Déclaration de Toulon à l’issue d’un colloque sur la personnalité juridique des animaux.

S’appuyant notamment sur les considérations suivantes :

Notant que dans la plupart des systèmes juridiques, les animaux sont encore considérés comme des choses et sont dépourvus de la personnalité juridique, seule à même de leur conférer les droits qu’ils méritent en leur qualité d’êtres vivants.

Estimant qu’aujourd’hui, le droit ne peut plus ignorer l’avancée des sciences pouvant améliorer la prise en considération des animaux, connaissances jusqu’ici largement sous-utilisées.

cette déclaration établit que :

« La qualité de personne, au sens juridique, doit être reconnue aux animaux« 

(voir l’intégralité de la Déclaration de Toulon ici).


Le parti animaliste propose :

  • de créer un statut juridique à part entière pour tous les animaux terrestres et aquatiques avec des règles propres à chaque catégorie ;
  • d’attribuer une personnalité juridique aux grands singes, leur conférant des droits fondamentaux ;
  • d’étendre aux animaux sauvages le champ d’application des infractions commises à l’encontre des animaux ;
  • de promouvoir l’instauration au niveau Européen d’une législation protégeant les poissons lors de leur élevage ou de leur capture ainsi que de leur mise à mort en cohérence avec la reconnaissance par l’UE de la sensibilité des poissons.