Le coin du lecteur

Voici une bibliographie, utile pour quiconque s’intéresse à la condition animale et souhaiterait approfondir ses connaissances ou s’investir pour faire changer les choses. Elle n’est pas exhaustive bien sûr ; nous vous invitons d’ailleurs à nous faire part de vos propres lectures (via le formulaire de contact) que nous pourrons alors rajouter à cette liste.


Peter Singer – La libération animale

S’inscrivant dans une perspective utilitariste, Singer dénonce la considération inégale des intérêts des animaux. Il compare la prise en compte inégale des intérêts des animaux avec les discriminations subies par les populations noires en occident, et par les femmes. En savoir plus.


Corine Pelluchon – Manifeste animaliste

Soulignant l’universalité de la cause animale, Corine Pelluchon montre que les violences infligées aux animaux reflètent les dysfonctionnements de la société. Raison pour laquelle il convient de politiser la cause animale et de donner des repères théoriques et pratiques pour y parvenir.


Peter Singer – Théorie du tube de dentifrice

Biographie d’Henry Spira, qui a fui le nazisme à l’âge de 11 ans et migré vers les États-Unis. Marin puis syndicaliste très engagé aux côtés des travailleurs et des Noirs américains, l’homme s’est ensuite pleinement consacré à la cause animale à travers sa fondation Animal Rights International.


Matthieu Ricard – Plaidoyer pour les animaux

Dans la lignée de Plaidoyer pour l’altruisme, Matthieu Ricard invite à étendre notre bienveillance à l’ensemble des êtres sensibles. Dans l’intérêt des animaux, mais aussi des hommes. En savoir plus.


Sue Donaldson, Will Kymlicka – Zoopolis

En matière de droit des animaux les théories classiques visent à protéger les animaux contre les violences qu’ils peuvent subir et érigent une barrière protectrice autour d’eux. Or, une telle approche ne donne aucun résultat pratique significatif. Raison pour laquelle les auteurs se focalisent non sur les droits des animaux mais sur nos obligations concrètes à leur égard. Ce qui suppose que l’on examine nos relations avec eux.


Frans de Waal – Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?

Frans De Waal retrace l’ascension et la chute de la vision mécaniste des animaux et ouvre notre esprit à l’idée d’un esprit animal bien plus raffiné et complexe que nous ne l’imaginions… L’auteur nous emmène à la découverte de pieuvres qui se servent de coques de noix de coco comme outils ; d’éléphants qui classent les humains selon l’âge, le sexe et la langue ; ou d’Ayumu, jeune chimpanzé mâle dont la mémoire fulgurante humilie celle des humains. 


Frédéric Lenoir – Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment)

« Nous assistons probablement, et je le souhaite de tout cœur, au passage à un stade éthique supérieur où la pensée humaniste s’émancipe de son cadre anthropocentrique pour s’étendre à tous les êtres sensibles qui peuplent la Terre. Dès lors, faire preuve d’“humanité” ne signifie plus simplement respecter les autres êtres humains, mais tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience. La vie s’est exprimée sur Terre à travers une foisonnante diversité. Puisque l’être humain est aujourd’hui l’espèce la plus consciente et la plus puissante, puisse-t-il utiliser ses forces non plus pour exploiter et détruire ces formes de vie, mais pour les protéger et les servir. C’est pour moi notre plus belle vocation : protecteurs et serviteurs du monde. »


Sarah Amel Delage – Le végétarisme de l’Antiquité à nos jours

Suggéré par Gisèle, merci à elle !
Durant l’Antiquité grecque et romaine, de brillants esprits furent végétariens, souvent végétaliens. Ceci en fonction de principes éthiques, moraux, religieux, spirituels, philosophiques, diététiques, curatifs, dans une recherche d’harmonie du corps et de l’esprit. Leurs concepts sont connus mais l’étude de leur éthique telle que proposée ici est à ce jour inédite. En savoir plus.


Pascal Durand & Christophe Marie – L’Europe des animaux

Le député européen Pascal Durand et Christophe Marie, cadre associatif, situent les enjeux de la cause animale telle qu’inscrite depuis une cinquantaine d’années dans l’espace européen.
Cette collaboration offre une approche claire, concise et précise des rouages de l’UE, ses apports pour la condition animale mais aussi ses limites. Conscients de l’impasse et de la situation politique tendue en France, où le risque de diffusion de fausses informations est constant, les auteurs dressent un diagnostic sans concession des graves lacunes de la condition animale.
Ils identifient les blocages et avancent des pistes pour les surmonter, afin que la cause animale puisse enfin progresser dans notre pays. Corine Pelluchon – auteure du Manifeste animaliste (voir ci-dessus) salue, dans sa préface, un livre engagé, à la fois radical, réaliste et ouvert, refusant les querelles militantes. « Il s’adresse, précise-t-elle, à toute personne qui veut savoir où l’on en est, en France et en Europe, sur la quasi-totalité des sujets liés à la cause animale. »