La cause animale, un enjeu politique

Nous le voyons dans les débats nationaux actuels : ce qui préoccupe et motive les Français est le modèle de société dans lequel ils veulent vivre et celui qu’ils veulent laisser à leurs enfants.

C’est donc tout naturellement que lorsqu’ils sont interrogés sur leurs intentions de vote aux toutes proches élections municipales ils privilégient à plus de 70% un candidat qui proposera des mesures en faveur de la protection animale.

Celle ci absente des enjeux électoraux, jusqu’à ce que le Parti animaliste se constitue justement en parti politique, vient à présente rebattre les cartes, obligeant les politiques à revoir leurs habituelles copies.

L’animal de compagnie est souvent le seul compagnon des séniors et leur seul lien avec l’extérieur, prévoir des espaces dédiés aux promenades, un dispensaire pour faciliter la prise en charge des soins pour tous, une solution de garde en cas d’hospitalisation c’est utiliser les compétences du maire au confort de vie de ses concitoyens parmi les plus fragiles. Il est aussi le lien social de beaucoup de personnes isolées comme il est le lien entre membres de la famille toujours prêt à donner son affection et sa bonne humeur. L’animal de compagnie fait partie de la vie de tout un chacun et se préoccuper de lui c’est se pencher sur le quotidien du citoyen. Il est donc naturel que 7 français sur 10 mettent les propositions en faveur des animaux en tête de leurs préoccupations.

La faune sauvage fait partie du patrimoine de chacun, et les terrains qui l’abritent sont les lieux de promenade des familles, des randonneurs de tous âges. Là encore l’enjeu est de taille pour le maire qui, au-delà d’une cité gère un territoire et se doit de le préserver tant pour ses électeurs que pour les générations à venir. Les chasseurs qui monopolisent la campagne pendant de longs mois et rendent les promenades dangereuses, tout en polluant par le plomb et le plastique des cartouches, non seulement menacent un écosystème et mettent de nombreuses espèces en périls (voire en disparition), mais privent d’autres citoyens de leurs droits d’usage d’un territoire à l’entretien duquel ils contribuent par leurs impôts. Voilà encore une raison pour que la cause animale fasse partie des préoccupations principales des votants.

La santé au travers de l’alimentation est évidemment une exigence majeure de tout un chacun, et il n’est pas besoin d’être scientifique ou médecin pour comprendre que les conditions d’élevage, d’abattage, autrement dit de production de la viande, des produits laitiers, des œufs présentent un risque sanitaire majeur . Antibiotiques, hormones de croissance pour produire plus et plus vite, insecticides, toxines de stress, peur, libérées par ces pauvres êtres dont aucun besoin n’est respecté, à qui aucune attention n’est accordée, amènent dans nos assiettes presque autant de risques que de souffrances endurées. Il est une fois encore de la responsabilité des élus de veiller à la santé publique, à la protection de la santé des enfants au travers de la végétalisation des repas des écoles, de la qualité de ce qui est proposé.

A chaque âge de la vie, à chaque instant du quotidien nos existences sont en interactions avec celles des animaux, les français sont donc sages et logiques de demander que des mesures concrètes en leur faveur soient aux programmes des élections municipales et rentrent dans le débat national qui ne semble pas avoir encore pris à leurs justes valeurs ces attentes essentielles et légitimes.