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L’avez-vous vu venir ?

Si, il y a quelques dizaines d’années, on avait proposé à ceux d’entre vous qui étaient là à l’époque le projet de société suivant :

Nous allons démocratiser la consommation de viande (version moderne de la poule au pot d’Henri IV), pour vous permettre de manger trois fois plus de viandes (ce dont vous n’avez pas besoin, mais ça, c’est une autre histoire).

Pour cela, nous avons tout prévu : nous allons industrialiser plus pour produire plus.

Voici quelques exemples :

· les poulets de chair seront élevés dans d’immenses hangars dont ils n’auront le temps de sortir que pour aller vers l’abattoir, et seront traités (dopés aux hormones de croissance, sur-médiqués et manipulés génétiquement) pour accélérer leur croissance ;

· les cochons seront élevés industriellement, les truies n’auront pas d’autre raison d’être que de mettre bas à un rythme soutenu aussi longtemps qu’elles seront en état de le faire… après quoi, devenues moins productives, elles partiront pour l’abattoir ;

· les vaches laitières seront également inséminées de façon intensive pour accroître leur production de lait, qui ne sera pas destinée à leur veau, lequel leur sera enlevé dès leur naissance pour produire encore de la viande ;

· tous ces animaux seront acheminés vers les abattoirs de la façon la plus économique possible, c’est-à-dire entassés autant qu’il sera possible et quels que soient leur état, la durée du transport et les conditions climatiques ;

· les poules pondeuses seront confinées dans des cages (une feuille de papier A4 pour espace vital devrait leur suffire) aussi longtemps qu’elles produiront suffisamment d’œufs ;

· les poissons seront remontés des profondeurs des mers par des usines flottantes ou élevés de façon intensive dans des usines piscicoles.


Pour nourrir toujours plus d’animaux, nous devrons bien sûr produire plus de céréales, de soja, etc., en utilisant les vastes espaces dont dispose (encore) notre planète, par exemple en Amazonie, en ayant recours aux quantités de pesticides nécessaires pour assurer une meilleure productivité et en puisant l’eau là où il faut.

Les animaux (qui ne sont finalement qu’une matière première, le « minerais », n’est-ce pas ?) seront modifiés génétiquement, traités et dopés massivement pour améliorer les performances, réduire les pertes de production, et ils seront remplacés (réformés) au rythme approprié.

Bien sûr, il y aura quelques contreparties, mais bien modestes :

– les petites exploitations agricoles qui aujourd’hui assurent vos besoins à leur trop juste niveau (en êtes-vous bien conscients ?) vont progressivement disparaître (on ne peut pas exclure l’hypothèse de quelques actes de désespoir) et quelques emplois seront détruits (bon, d’accord quelques dizaines voire centaines de milliers d’emplois, mais n’est-ce pas le prix à payer pour améliorer votre pouvoir d’achat ?) ;

– il y aura bien un peu de pollution des sols, des nappes phréatiques, de nos mers ou de nos océans, etc, mais la nature est si forte !

– il y aura bien sûr un petit épuisement des ressources en eau potable, mais ça n’est pas l’eau qui manque sur terre ;

– il faut sans doute s’attendre à quelques problèmes de santé, liés à une consommation légèrement excessive de viande légèrement modifiée ou, directement ou indirectement, à l’usage de pesticides, mais ce ne seront là que des maladies bénignes telles que des cancers, des maladies cardiovasculaires, ou de l’antibiorésistance qui rendra certains soins légèrement moins efficaces.

Alors, que pensez-vous de ce beau projet ? »

Une telle perspective aurait probablement, alors, déclenché chez vous une réaction horrifiée et sans doute l’auriez-vous rejetée avec violence.

Et pourtant !

Pourtant, NOUS Y SOMMES !

Ce qui vient d’être décrit n’est plus de la fiction mais bien la réalité d’aujourd’hui.

Et vous ne l’avez pas vu venir!

Bien sûr, car cette évolution de notre société s’est faite de façon progressive, discrètement, insidieusement.

· Le massacre de tous ces animaux ? Dissimulé ! Caché car c’est un spectacle que tout être humain normalement constitué ne pourrait pas supporter. De quoi vous dégoûter de manger de la viande, des œufs ou du poisson.

·   La destruction des petites exploitations agricoles et les suicides de leurs exploitants ? Banalisé !

·   La pollution et la destruction de l’environnement à l’échelle planétaire ?  On verra plus tard, et puis, l’Amazonie, c’est loin.

·   Votre santé ? Vive notre système de protection ! Nous avons de la chance (Oui mais qui le paye ? Quelle drôle de question !)

Si, avec le recul, cette question vous paraît primordiale et urgente au regard des éternelles questions sur lesquelles notre classe politique se chamaille depuis des décennies pour grappiller quelques suffrages ici ou là à des fins qui ne visent pas toujours l’intérêt du citoyen que vous êtes, alors mettez un coup d’arrêt à cette incroyable dérive.

Derrière la cause animale, qui est en soi une véritable question de société, les enjeux pour les humains sont colossaux, vous ne pouvez plus l’ignorer.

Alors le 26 mai, ne vous trompez pas de priorités : votez pour le Parti animaliste.

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La conférence de presse que vous n’avez pas vue

Ce 25 avril, lors de sa conférence de presse, en une heure de déclaration liminaire et une heure et demie de questions-réponses, notre Président a pu aborder toutes les questions essentielles portant sur l’organisation de notre société.
Toutes ? Non. Un thème résiste encore et toujours à l’intérêt que lui portent nos politiques mais aussi ceux qui les interrogent.
Peut-être l’exercice et le contexte ne s’y prêtaient-ils pas. Mais alors quand ?

Voici en tout cas ce qu’aurait pu être la séance de questions-réponses si nos amis les animaux avaient eu la parole. [CECI EST UNE PARODIE]

NFPATE (Ne Faites Pas Aux Truies Etc.) : Monsieur le Président, j’ai 3 ans ½. Comme mes 300 000 consœurs, je suis née en milieu carcéral où je suis maintenue et où je suis régulièrement violée. J’ai eu 70 enfants qui, comme 25 millions d’autres enfants chaque année, m’ont été enlevés pour être conduits à l’abattoir, qui est aussi ma destination dans quelques semaines. Monsieur le Président, que prévoit votre projet de société pour améliorer mon sort et celui de mes congénères ?

Le Président : … c’est une bonne question. Y a-t-il une autre question ?


Lion’s Club : Monsieur le Président, vous avez évoqué la question des flux migratoires. Comme beaucoup de mes amis africains, j’ai pénétré sur le sol français mais contre mon gré, après avoir été enlevé de mon milieu naturel et, comme eux, j’ai été réduit à l’état d’esclavage pour devenir un objet de spectacle et amuser les enfants des humains. Monsieur le Président, quelles dispositions envisagez-vous de prendre pour nous rendre notre liberté et nous rapatrier dans notre pays d’origine ?

Le président : … c’est un sujet délicat. Y a-t-il une autre question ?


Mon Poulet : Monsieur le Président, je n’ai que 30 jours d’existence mais je pèse déjà deux kilos grâce à une alimentation « appropriée ». Comme 800 millions de mes amis, je vis depuis ma naissance dans un immense hangar ou nous avons été regroupés par milliers. Dans 5 jours, si je tiens jusque là (beaucoup de mes amis meurent autour de moi, et je ne suis pas moi-même en très bon état), je sortirai enfin de ce maudit hangar, mais ma destination n’est pas non plus très enviable. Monsieur le Président, à notre naissance, nous étions tous jaunes sans avoir besoin de porter de gilets ; vous pouvez donc entendre notre requête et nous dire ce que vous prévoyez de faire pour nous.  

Le Président : … 800 millions dites-vous ?

Mon Poulet : Oui, chaque année !

Le Président : C’est beaucoup en effet ! Quelqu’un veut-il poser une autre question ?


CEIA (Contre l’Exploitation Industrielle des Animaux) : Monsieur le Président, en tant que poule pondeuse, mais aussi au nom des centaines de millions d’autres animaux vivant dans des élevages intensifs de notre pays, nous revendiquons une amélioration significative des conditions de travail et un allongement de la durée de vie. Qu’entendez-vous répondre à ces demandes ?

Le Président : Je fais confiance aux filières. Question suivante ?


LJL (Libérez Jeannot Lapin) : Monsieur, le mot LIBERTÉ, gravé sur les frontons de nos bâtiments publics, est si profondément ancré dans les valeurs de notre république et dans nos moeurs qu’il ne fait même plus l’objet de débats. Pourtant, chaque année, comme 40 millions de mes frères et soeurs, et bien que n’ayant commis aucun crime si ce n’est celui de naître, notre existence est confinée dans un espace que ne pourrait renier Louis XI avec ses demoiselles, ce qui nous ramène cinq siècles en arrière, et dont nous ne serons libérés que pour aller mourir. Monsieur le Président, avez-vous un avis sur la question de notre situation?

Le Président : Oui, j’ai un avis. Une autre question?


Ma Biche : Monsieur le Président, nous ne sommes pas en sécurité dans nos forêts. Sans avoir jamais commis aucun crime, nous sommes pourchassés et exécutés sommairement, même quand nous parvenons à trouver refuge dans le jardin d’un ami. Et à présent, on lance des meutes à notre poursuite jusqu’à notre épuisement et notre mise à mort, simplement parce qu’il parait que ça amuse certains humains. Que comptez-vous faire ?

Le Président : Mes amis les chass…, je veux dire, les premiers écologistes de France ont la situation bien en main. D’ailleurs nous venons de prendre des mesures pour que leurs actions ne soient pas entravées. Une dernière question peut-être ?


Comité des Poissons d’Avril : Monsieur le Président bloup ! Nous sommes remontés du fond des océans dans d’atroces souffrances bloup ! par milliards pour agoniser sur les ponts des chalutiers bloup ! ou pour être rejetés mourants par-dessus bord, selon notre statut bloup ! Comment pensez-vous arrêter ce massacre bloup !

Le Président : En noyant le poisson. Je vous remercie pour votre attention.


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En même temps

La cause animale est incontestablement une question de société si l’on admet que ladite société, même si elle est organisée par les humains, doit prendre en compte dans son périmètre de considération tous les êtres sensibles.

Au lieu d’évoluer vers une société infligeant toujours plus de souffrances aux animaux non humains qui nous entourent, soit par indifférence ou manque d’empathie, soit par pure cupidité, nous devons alors construire une société respectant l’ensemble des êtres sensibles, tant humains que non humains.

En raison d’une prise de conscience de plus en plus nette, la plupart de nos concitoyens rejettent les systèmes productivistes générateurs d’extrêmes souffrances. Pourtant, la machine infernale ne semble pas faiblir.

Pourquoi cette discordance?

Les animaux, c’est bien, mais que faites-vous pour les humains ?

Cette question, légèrement provocatrice, nous est parfois posée, bien souvent par des personnes qui ne s’engagent ni pour les uns, ni pour les autres.

L’humain d’abord. Ceux qui disent cela le disent non parce qu’ils souhaitent le bien de leurs semblables, mais parce que ce discours les arrange bien : soit qu’il leur évite une remise en question, soit qu’ils en tirent un profit.

Or, les intérêts des humains et ceux des animaux non humains ne sont pas antinomiques. Ils sont même bien souvent convergents.

On peut en effet :

  • en même temps améliorer le pouvoir d’achat et réduire la consommation de produits d’origine animale ;
  • en même temps réduire le chômage et sortir de leur enfer les centaines de millions d’animaux enfermés dans des élevages industriels ;
  • en même temps s’amuser de spectacles de cirques et laisser dans leur milieu naturel les animaux sauvages aujourd’hui asservis ;
  • en même temps admirer les merveilles dont regorge la nature et ne pas donner en spectacle la mise à mort d’animaux imposants mais sans défense ;
  • en même temps se nourrir sainement et ne pas dépeupler nos mers et nos océans ;
  • en même temps venir au secours de notre planète et protéger les animaux en tant qu’individus ;
  • en même temps faire de la recherche médicale et ne pas soumettre à une torture souvent létale des animaux de laboratoire qui, pour certains, nous ressemblent tant.

(Liste non exhaustive) – voir les propositions du Parti animaliste concernant ces questions en fin d’article.

En un mot, on peut, en même temps, améliorer la condition des humains et celles des animaux non humains! Alors, pourquoi s’en priver?

Les solutions existent pour une cohabitation harmonieuse, elles sont connues, y compris de ceux qui s’opposent à leur mise en oeuvre pour des raisons peu avouables.

Alors, puisque notre classe politique prête davantage l’oreille aux lobbies qu’aux citoyens qu’ils sont supposés représenter, la volonté du peuple doit clairement s’exprimer, à chaque occasion et de plus en plus fort, par la voix des urnes.

Peut-être alors finiront-ils par comprendre qu’ils peuvent, en même temps, se faire élire et ainsi poursuivre une carrière politique qui leur tient tant à coeur tout en servant l’intérêt universel.

Le 26 mai prochain, en votant pour le Parti animaliste, vous voterez non seulement pour les animaux, mais aussi pour une société plus juste et plus “humaine”.


Le Parti animaliste propose :

  • d’interdire définitivement la pêche électrique* ;
  • d’interdire les élevages intensifs ;
  • d’interdire la détention d’animaux à des fins d’exhibitions ;
  • de mettre fin à la protection des traditions culturelles cruelles ;
  • de réduire de 25% la consommation de produits animaux ;
  • de renforcer les normes environnementales ;
  • l’élimination progressive de l’expérimentation animale.

*  Loi définitivement votée par le Parlement Européen le 16 avril 2019 !

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Coup de gueule !

Les slogans proférés hier samedi 21 avril par quelques manifestants invitant les policiers à se suicider sont révoltants, abjectes, ignobles et ne peuvent inspirer que du mépris, du dégoût, de la colère. Heureusement, nous le savons, ces comportements odieux ne sont pas représentatifs de la grande majorité de nos concitoyens.

Mais là n’est pas mon seul motif de colère.

Invité à réagir (sur France 2), le porte-parole d’un syndicat explique :

« C’est surtout un slogan dégueulasse, parce qu’aujourd’hui, on ne joue pas avec la mort, pour quelque motif que ce soit ; la vie humaine est sacrée, et on n’est pas des animaux, et ces gens là sont degré zéro de la conscience ».


Pour voir l’extrait, cliquez ici. Le reportage sur les gilets jaunes est de 8’40 à 10’49, et le passage en question se situe de 9’39 à 9’55.

Autrement dit, si la vie humaine est sacrée, celle des animaux non humains ne l’est pas !

Sans doute les mots ont-ils été mal choisis (ce qui, s’agissant d’un porte-parole, est tout de même assez gênant). Quant au fameux degré de conscience évoqué, celui de l’auteur de cette phrase ne semble pas beaucoup plus élevé que celui de ceux qu’il critique.

Rappelons au passage que l’être humain appartient au monde animal (n’en déplaise à ce monsieur).

Rappelons aussi que la souffrance est la même pour tous, humains et non humains.

Pleurer sur son propre sort alors que l’on trouve normal qu’il soit infligé à d’autres une telle souffrance sans état d’âme relève au mieux de l’inconscience (justement), au pire du cynisme.

Il ne s’agit pas de se saisir de cette occasion pour critiquer une corporation exposée à des situations difficiles, loin s’en faut.

D’autant que j’ai souvenir d’un gilet jaune qui, interviewé il y a quelques semaines dans le sud-ouest, après que lui et ses pairs aient été malmenés par les forces de police, s’en était offusqué en utilisant exactement les mêmes termes.

Ou encore de ce voyageur qui, s’étant retrouvé il y a quelques semaines dans un train bondé à la suite d’un mouvement de grève, s’était indigné devant le micro qui lui était tendu : « Nous ne sommes pas du bétail, quand même ». Il n’a manifestement jamais enduré le sort que connait ledit bétail sur le chemin des abattoirs.

Mesdames et messieurs les « maltraités », les « torturés », les « bousculés », en un mot « les victimes », puissent vos mésaventures vous faire prendre conscience du sort que notre société inflige à des centaines de millions d’êtres, sensibles comme vous et moi, sans que le moindre de vos sourcils ne tressaille. Peut-être pourrez-vous alors relativiser et,  un jour, décider que vous non plus, comme de plus en plus de nos concitoyens, vous ne voudrez plus être les complices de tant de tortures infligées.

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Européennes : le Parti animaliste exclu du premier débat télévisé

N’épiloguons pas sur les raisons qui ont conduit à exclure le Parti animaliste d’un débat où il aurait eu toute sa place (voir le communiqué officiel du Parti animaliste ici)], au moins aussi légitimement que d’autres qui y ont été admis, sinon plus.

Ne revenons pas non plus sur la sanction dont il a été victime pour cause de surreprésentation des femmes aux dernières élections législatives (nous en parlons ici) quand on voit, sur la photo de famille de ce débat, deux femmes pour dix hommes ! (interdit de sourire !)

Une certaine idée de la parité.

Non, ce que nous pouvons nous demander, c’est : qu’aurait répondu Hélène THOUY (tête de liste et co-fondatrice du Parti animaliste) à la plupart des questions qui ont été posées si elle avait été présente ?

Quand on considère la nature de ces questions (posées par les animateurs de l’émission) et la nature des réponses qui leur ont été apportées, le plus souvent dans la cacophonie, par ceux qui entendent représenter les français au Parlement Européen, on peut penser que l’absence d’Hélène THOUY n’était pas nécessairement une mauvaise chose.

Car à aucun moment la cause animale (nous ne parlons pas ici sous l’angle environnemental, qui est une autre affaire) n’a été ni soulevée par les interviewers, ni évoquée par les interviewés.

Et pourtant, pendant que ces messieurs et ces deux dames bataillaient sur des petites questions de petite politique politicienne (qui plus est très souvent à coup de fake news dont la presse du lendemain se régale), pendant ces échanges dérisoires donc, des centaines de millions d’animaux enfermés dans des cages, des hangars, suspendus vivants avant d’être égorgés,  exposés, exploités, gavés, piègés, torturés, rejetés mourants par dessus bord, transportés dans des conditions innommables jusqu’au delà des frontières, abattus sans discernement, tous ces êtres sensibles subissaient le sort que notre société dite évoluée réserve aux plus faibles, aux sans voix, dans l’indifférences la plus absolue de ces hommes et de ces femmes.

Des préoccupations bien trop lointaines pour être débattues lors d’un débat télévisé ?

Mesdames et messieurs les journalistes, mesdames et messieurs les têtes de listes : vers quelle sorte de société voulez-vous nous emmener ? Il est grand temps de vous réveiller !

Que retiendrons-nous de ces trois heures de débat?

Peut-être la présence d’Hélène THOUY aurait-elle eu le mérite de susciter au moins une question sur la cause animale qui, d’après de nombreux sondages, aurait sans doute intéressé de très nombreux téléspectateurs.

La prochaine fois, peut-être ?

La seule vraie alternative pour que la cause animale vienne enfin sur le devant de la scène.
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Trop de candidates aux législatives : le Parti animaliste lourdement sanctionné !

Tandis que le Parti animaliste oeuvre pour faire émerger la cause animale dans le débat politique, voici qu’une question inattendue s’invite aussi : le PA se retrouve lourdement sanctionné en raison de l’application, sans discernement, d’une loi pourtant destinée à favoriser l’accès des femmes à leur juste place dans la société.

En effet, pour avoir présenté une majorité de candidates aux dernières législatives, l’aide publique à laquelle sa belle performance lui avait donné droit a été amputée de 30%, soit 180 000€ (sur la période de la législature – 5 ans)

C’est un coup très dur porté à ce jeune parti qui se voit ainsi privé des ressources essentielles pour conduire la campagne des Européennes.

Alors, si au delà de la légitimité de la cause qu’il défend, la sanction infligée au PA vous semble injuste, soutenez le massivement par des adhésions et des dons qui permettront de compenser cette privation choquante de ressources.

En attendant que l’interprétation de cette loi soit repensée…

Soutenez le Parti animaliste

Vous pouvez aider le Parti animaliste à se relever de cette lourde sanction en faisant un don* ou en adhérant*. Merci pour votre soutien !

Le journal Libération en parle

Cliquez ici pour lire l’article.

* Attention, la loi limite à 7500 € par an les dons et adhésions effectués aux partis politiques. Une personne physique peut verser un don à un parti si elle est de nationalité française ou si elle réside en France.

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Le Parti animaliste défend-il une position abolitionniste ?

Telle est la question que peuvent se poser ceux qui voudraient voir, un jour, la fin de toute exploitation animale.

La réponse à cette question est claire : tout le programme du Parti animaliste est compatible avec une finalité abolitionniste mais, en tant que parti politique, le PA est conscient que, pour atteindre cet objectif, une mutation profonde de notre société est nécessaire, et que celle ci ne peut pas s’accomplir du jour au lendemain.

Un travail remarquable est accompli par les associations telles que L214, qui révèle la réalité d’un monde caché, un monde de souffrances absolues, et propose des solutions alternatives.

Mais, nous le savons bien, transformer une société en profondeur est un long cheminement nécessitant le passage par des étapes successives.

La première étape consisterait donc à faire de l’amélioration de la condition animale, et non de la fin de l’exploitation, un devoir explicite de l’État

Corine PELLUCHON

C’est bien dans cette démarche que s’inscrit le PA qui est en cela le prolongement au niveau politique du travail des associations sur le terrain.

Lorsque L214 demande non la fermeture des abattoirs mais l’installation de caméras, lorsque L214 demande non la fin des élevages de poules mais l’interdiction des poules en cages, lorsque L214 incite Marie Blachère non à ne plus utiliser d’oeufs mais à cesser d’utiliser ceux provenant de poules élevées en batteries, elle ne renonce pas pour autant à son objectif abolitionniste affiché.

Le parallèle avec le positionnement du PA apparaît dès lors comme une évidence.

La nuance, mais elle est de taille, tient dans le fait que L214 est une association, qui agit sur les comportements dans la continuité et sans avoir à faire face à des échéances, alors que le PA, pour disposer des moyens de réformer notre société, se doit de rassembler le plus grand nombre de suffrages lors des échéances électorales, pour pouvoir ensuite exercer son influence sur l’élaboration des lois.

Enfin, l’ultime question que peuvent se poser ceux qui souhaitent voir la fin de l’exploitation animale est la suivante : sans l’existence du PA (nous devrions même dire: des partis animalistes puisqu’il en existe dans de nombreux pays en Europe) les chances de voir évoluer la cause animale seraient-elles les mêmes?

Les instances Européennes sont sourdes aux questions relatives à la cause animale et le resteront aussi longtemps que ne s’élèveront pas en son sein des voix pour la porter.

Voter pour les partis animalistes (10 en Europe) est donc l’une des clés, essentielle.

Voir l’extrait de la vidéo du lancement du Parti animaliste en 2016, avec l’intervention de Sébastien Arsac, co-fondateur de L214.