Quelques mesures détaillées

Bâtir un meilleur avenir pour les avignonnais et les animaux, c’est possible. Plus que possible, c’est nécessaire, pour une vie en harmonie entre tous. Bien vivre pour les avignonnais, c’est aussi respecter tous les animaux qui nous côtoient.

Retrouvez ici l’ensemble de nos mesures concernant les avignonnais et les animaux

Création d’un dispensaire

Promouvoir un plus grand respect du vivant


Créer un dispensaire vétérinaire
pour les plus démunis

CONSTAT

Parce qu’il est anormal que, par manque d’argent, des personnes se trouvent devant la triste alternative de voir souffrir leur animal sans pouvoir le soulager ou bien de l’abandonner en espérant que d’autres pourraient mieux le soigner, nous pensons qu’une solution doit être proposée par la ville dans le cadre de son action sociale : prendre soin des animaux c’est prendre soin des humains qu’ils accompagnent. L’animal est souvent le seul lien que certains gardent avec la société, le seul vecteur de relation humaine.

PROJET

Il s’agit d’établir une égalité à l’accès aux soins, la santé des animaux devant être en partie un service public dans la mesure où les soins doivent être accessibles à tous, y compris aux plus démunis.

Nous souhaitons donc proposer un service vétérinaire assuré par un dispensaire, accessible aux revenus modestes (inférieurs au SMIC), aux personnes en grande précarité, aux SDF, en contrepartie d’une participation minimum et forfaitaire pour les soins de base, stérilisation et identification, une étude au cas par cas pourra être réalisée pour élargir le champ des admis. Demander une participation permet d’engager le demandeur dans le processus de soins en lui laissant la responsabilité, et ce qu’elle a de gratifiant, de veiller à la santé de son compagnon.

Les animaux ainsi traités seront identifiés et stérilisés (dès que leur état de santé le permettra) pour un forfait minimum. L’identification et la stérilisation permettent de lutter contre l’abandon qui induit, outre de la souffrance animale, des couts pour la société (fourrière, nourrissage, prise en charge… ) et également de contrôler la population des chats libres, alimentée par des chats de propriétaires non stérilisés.

COMMENT ?

Deux options, soit un dispensaire itinérant, soit un dispensaire fixe

Gestion des soins courants, de base, blessures, petites chirurgies, identification, stérilisation, fin de vie (pour les pathologies graves nécessitant des soins onéreux et/ou une chirurgie lourde un devis pourra être établi et la création d’une cagnotte ou l’accès à un fonds solidaire facilités)

Le dispensaire itinérant pourrait profiter à la communauté d’agglomération et obtenir son aide en mutualisant services et couts, le dispensaire fixe fonctionnerait comme une structure sociale municipale fixe d’accueil et d’accompagnement, il pourrait être ouvert aux ressortissants du Grand Avignon dans les mêmes conditions que le bus-clinique.

IMPACTS

Les conséquences positives seront très nombreuses, avec, entre autres :

  • l’amélioration du lien social entre humains (permet de détecter les situations de grande précarité et de fragilité psychique ou physique, de créer du contact, des échanges en un lieu de rencontre sans jugement ni regard dévalorisant) ;
  • un recul des abandons grâce à des soins moins chers et une plus grande facilité d’accès ;
  • des stérilisations plus fréquences, ayant un impact aussi bien sur les abandons que sur le contrôle des naissances non désirées ;
  • un plus grand nombre d’identification d’animaux et un meilleur recensement d’une population animale souvent inconnue.

Ces points d’impacts auront des conséquences financières positives pour la ville en diminuant certains coûts induits lorsque les problèmes ne sont pas traités à la source et doivent être pris en charge en urgence ou en masse. Cette mesure ne sera donc pas une charge supplémentaire au budget.


Promouvoir, informer, sensibiliser à l’importance du respect du vivant dans son ensemble

CONSTAT

Les incivilités, la violence, la maltraitance, tant des humains que des non humains, sont un problème sociétal qui trouve sa source principalement dans l’éducation.
La prise de conscience doit être politique, active, efficiente pour une société apaisée et respectueuse. Si tout ne se joue pas forcément avant trois ans, tout commence dans les écoles où nous pouvons passer de l’éducation à l’éduc’action. La compétence du maire couvre justement les écoles maternelles et primaires.

PROJET

Promouvoir le respect de la vie dans les établissements scolaires du premier degré (maternelles et primaires) en concertation d’une part avec les directrices et directeurs d’écoles, proviseurs, enseignants et parents d’élèves ; d’autre part avec les intervenants (associations, professionnels, etc.) en développant et proposant un programme de sensibilisation des plus jeunes au monde vivant qui les entoure et aux enjeux de sa protection.

Soutenir les initiatives de formation et d’information au respect du vivant au sein des établissements de tous autres niveaux d’enseignement (par le biais d’associations, de conférenciers, journées d’action, etc.).

S’opposer à toute forme de prosélytisme dans les écoles à des fins mercantiles (filières de l’élevage, promotion des produits laitiers et/ou carnés) ou contraires à l’éthique (chasse, corridas, etc.).

Développer des campagnes tout public d’information et de sensibilisation au respect du vivant et aux enjeux corollaires (sécurité, civisme, intégration, citoyenneté, environnement).

Utiliser les moyens de communication dont dispose la ville, directement ou indirectement, pour sensibiliser la population sur la nécessité de comportements responsables, éthiques et citoyens.

COMMENT ?

Définir les thématiques prioritaires sur lesquelles axer la sensibilisation et les méthodes pédagogiques en mobilisant les compétences (sociologues, pédagogues, spécialistes, enseignants, responsables d’établissements, juristes, etc.).

Inciter les établissements scolaires à contribuer massivement à cette démarche pédagogique (mise en relation avec associations ou organismes, création d’un annuaire de référencement des intervenants et matériels disponibles gratuitement).

Étendre la démarche en organisant ou en favorisant des événements orientés vers un large public d’adultes (intervention de personnalités connues, grands témoins, manifestations, journée ou mois à thème dans la ville).

Veiller à ce que les événements existants et/ou récurrents intègrent l’adhésion à une charte éthique.

Créer un prix local pour stimuler les jeunes et les moins jeunes afin d’encourager l’intégration des animaux en ville par le développement d’actions innovantes et conviviales (implantation d’infrastructures techniques – espaces sanitaires et de liberté pour les chiens, etc.).

Exemples : AniMaVille, AniMaCité, AnimalEmoi, FéliCité (pour les chats libres), etc.