Quelques mesures détaillées

Afin d’améliorer les conditions de vie des animaux au sein de notre ville d’Avignon, nous souhaitons mettre en place de nombreuses mesures. En voici trois, sans valeur de hiérarchie ou de niveau d’importance vis à vis des autres mesures du programme, que nous détaillons pour montrer l’importance d’une indispensable action.

Retrouvez ici l’ensemble de nos mesures concernant les animaux

Gestion des chats libres

Interdiction des cirques avec animaux

Création de zones naturelles protégées


Poursuivre les campagnes de stérilisation des chats libres et de sensibilisation des avignonnais pour la stérilisation et l’identification de leur animal de compagnie

CONSTAT

Depuis 2017, une campagne de stérilisation des chats libres (chats sans propriétaires identifiés et livrés à eux-mêmes sur le territoire de la commune) a été entreprise avec le soutien financier de la Fondation 30 Millions d’Amis et opérationnel d’associations locales, en collaboration avec les vétérinaires avignonnais.

La prolifération des chats libres a ainsi été maitrisée mais elle ne se réduit que très peu : la raison en est que de nombreux propriétaires de chats ne font pas stériliser leur animal de compagnie, ce qui contribue, par les naissances non désirées, à alimenter cette population. Une campagne de sensibilisation des propriétaires de chats, bien trop modeste pour obtenir un résultat visible, a été tentée en 2019.

Ceci induit des conditions de vie misérables et précaires pour ces chats et peut poser des problèmes de cohabitation avec les humains ainsi que de prédation sur la petite faune sauvage.

PROJET

Nous proposons de poursuivre la campagne de stérilisation des chats libres avec l’appui de la Fondation 30 Millions d’Amis, des associations locales et des vétérinaires.

Nous proposons également de mettre en place des structures de repos et de nourrissage entretenues à destination des populations de chats libres en accord avec les habitants des quartiers et les bailleurs sociaux afin de réduire les populations de chats de façon éthique.

En parallèle, nous mènerons une campagne très vigoureuse de sensibilisation des avignonnais propriétaires d’animaux de compagnie afin de les inciter à faire stériliser et identifier leur chien ou leur chat dans le but de limiter les pertes, abandons, de cesser d’alimenter les populations de chats libres, et de leur faire prendre conscience des bénéfices de la stérilisation pour la santé de leur animal.

Nous proposons de mettre en place des incitations financières afin de réduire les coûts de la stérilisation en passant des accords avec les cabinets vétérinaires engagés dans cette campagne. Un autre de nos projets envisage d’ailleurs la création d’un dispensaire pour soins vétérinaires à bas coût pour les personnes à revenu modeste.

IMPACTS

La réduction du nombre de chats libres aura de multiples impacts positifs, non seulement pour les animaux eux-mêmes (moins de chats errants, malades, mal nourris, mal soignés, porteurs de parasites, maltraités, menant une vie misérable, moins de chatons mis à mort, abandonnés ou en attente de placement) mais également pour les habitants de la commune (moins de « gêne » pour les riverains, de nuisances nocturnes, de prolifération d’agents pathogènes pour leurs propres animaux, moins de risque de collision routière) et pour la petite faune sauvage (oiseaux, petits rongeurs, insectes ou lézards).

A terme, nous attendons de ce programme global une réduction sensible de la population de chats mais aussi une réduction significative des ressources mobilisées pour ces opérations.


Interdire les cirques avec animaux sur le territoire de la commune

CONSTAT

Le thème de la protection animale prend de plus en plus d’ampleur dans notre société et auprès de nos concitoyens. Ainsi, 75% des français sont favorables à la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques.

Les animaux y connaissent une vie de misère, condamnés à effectuer des tours contraires à leur nature, le plus souvent sous la contrainte, et à vivre dans des conditions d’enfermement et d’isolement social qui ne correspondent pas à leurs exigences biologiques. Nombre de ces animaux développent des pathologies de type troubles du comportement, dépression, fuite ou agressivité liées à leurs conditions de détention qui peuvent par ailleurs être dangereuses pour les personnes qui travaillent auprès d’eux ou pour le public.

23 pays de l’Union Européenne sur 28 ont déjà adopté la fin de cette exploitation et de nombreuses communes de France dont Paris et plus proche de nous Carpentras et Villeneuve-lez-Avignon, ont clairement exprimé leur refus d’accueillir sur leur territoire des cirques exhibant des animaux. Au 14 janvier 2020, 396 communes ont pris position pour des cirques sans animaux dont 91 de plus de 10 000 habitants.

IMPACT

L’interdiction de plus en plus répandue sur le territoire des cirques utilisant des animaux poussera ces derniers à réorienter leurs spectacles vers des exhibitions sans animaux. Petit à petit se profilera alors la fin de l’exploitation de ces derniers et de leur vie de souffrance. Cette politique doit toutefois s’effectuer en concertation avec les responsables des cirques afin de ne pas pousser certains d’entre eux à la ruine, situation qui serait néfaste pour les artistes et les animaux concernés, mais en les accompagnant progressivement vers une reconversion qui prendra véritablement en compte le sort et l’avenir des animaux jusqu’alors utilisés dans leurs exhibitions.


Créer des zones naturelles protégées
dédiées aux animaux sauvages

CONSTAT

Face à l’urbanisation galopante de ces dernières décennies, on assiste à un étalement des villes de plus en plus important avec de nombreux secteurs complètement artificialisés. La faune sauvage qui côtoie les humains depuis toujours dans les villes et les villages ne dispose plus d’espaces naturels dans lesquels elle puisse s’épanouir. Ces animaux fuient donc les secteurs urbanisés ou sont détruits lors des travaux et ne jouent plus leur rôle de régulation naturelle des espèces jugées indésirables par l’homme (rats, moustiques, etc) qui s’épanouissent dans les milieux urbanisés.

De plus, ces espaces végétalisés jouent un rôle important en absorbant les eaux pluviales et le rayonnement solaire. Dans les PLU ou projets urbains actuels, aucune prise en compte du partage de l’espace avec la faune sauvage n’est légalement obligatoire alors qu’elle participe à un équilibre de vie pour tous.

PROJET

Nous proposons de réaliser une étude écologique globale des « dents creuses » (espaces restés vierges de toute construction en ville au milieu de secteurs urbanisés) et des espaces naturels encore disponibles sur le territoire de la commune afin de :

  • privilégier les pratiques agricoles respectueuses de la faune sauvage dans les zones cultivées et ne pas les soumettre à une artificialisation quelconque ;
  • créer des ZNP (Zones Naturelles Protégées) dans les secteurs où une richesse faunistique est avérée afin de permettre l’épanouissement des espèces sauvages. Ces zones seront interdites au public (au sein d’espaces verts accessibles à tous) et entretenues a minima afin de bénéficier de véritables zones refuge pour la faune ;
  • créer ou renforcer les corridors écologiques terrestres et/ou aquatiques (trame verte et bleue) afin de permettre la circulation des espèces et les échanges génétiques entre les populations. Ces corridors pourront également être en cohérence avec des chemins dédiés aux déplacements doux au cœur de la ville et entre les différents quartiers, comme c’est le cas avec le chemin des canaux.

IMPACT

Créer des espaces dédiés à la faune sauvage au sein du territoire de la commune permettra notamment de :

  • maintenir un équilibre écologique avec la présence des prédateurs des espèces « indésirables » et envahissantes (par exemple une chauve-souris peut manger plus de 2000 moustiques en une nuit et certaines communes installent des nichoirs destinés à ces espèces pour les attirer) ;
  • faciliter l’écoulement des eaux pluviales par l’absorption par la terre lors d’épisodes méditerranéens qui sont amenés à se reproduire de plus en plus fréquemment ;
  • contenir l’élévation des températures en été lors des épisodes de canicule (la végétation absorbe la chaleur alors que le béton la renvoie dans l’atmosphère) ;
  • proposer aux établissements scolaires de la commune des activités liées à la nature sans engendrer de déplacement important ;
  • proposer aux habitants un cadre de vie plus apaisé avec des espaces verts, des cheminements doux, des zones arborées et végétalisées.