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Science, conscience et droit : de Cambridge à Toulon

Depuis quelques décennies, nous en apprenons toujours plus sur la vraie nature des animaux, sur leurs facultés cognitives toujours plus surprenantes mais aussi sur leur capacité à ressentir des émotions et, bien sûr, à ressentir le plaisir ou la souffrance. En clair, nous découvrons que nous avons beaucoup plus de points communs avec les autres animaux que nous n’avons de différences.

Le 7 juillet 2012, treize éminents neuroscientifique ont synthétisé nos connaissances sur la conscience des animaux non humains, analogue à celle des humains, par une déclaration  dite Déclaration de Cambridge.

« La force des preuves nous amène à penser que les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience. Des animaux non-humains, notamment des mammifères et des oiseaux ainsi que de nombreuses espèces telles que les pieuvres, possèdent également ces substrats neurologique »

Extrait de la déclaration

Ce que nous pressentions était dès lors établi scientifiquement.

Cette évolution de nos connaissances aurait dû, en toute logique, se traduire par une évolution parallèle de notre relation avec les animaux, en leur témoignant plus de respect, plus de prise en considération de leur capacité à souffrir et à ressentir des émotions tout comme nous.

Or, non seulement nous ne constatons pas cette évolution, sauf à la marge dans certains cas bien spécifiques mais, pire encore, notre société se construit de plus en plus sur l’exploitation intensive de tous ces êtres sensibles, générant toujours plus de souffrances. Et même si une prise de conscience s’opère au sein de la population, qui rejette de plus en plus massivement une telle société, rien de significatif ne change au niveau des lois qui régissent une société conçue par quelques humains pour quelques humains.

Partant de ce constat et faisant écho à la Déclaration de Cambridge, a été proclamée le 29 mars 2019 la Déclaration de Toulon à l’issue d’un colloque sur la personnalité juridique des animaux.

S’appuyant notamment sur les considérations suivantes :

Notant que dans la plupart des systèmes juridiques, les animaux sont encore considérés comme des choses et sont dépourvus de la personnalité juridique, seule à même de leur conférer les droits qu’ils méritent en leur qualité d’êtres vivants.

Estimant qu’aujourd’hui, le droit ne peut plus ignorer l’avancée des sciences pouvant améliorer la prise en considération des animaux, connaissances jusqu’ici largement sous-utilisées.

cette déclaration établit que :

« La qualité de personne, au sens juridique, doit être reconnue aux animaux« 

(voir l’intégralité de la Déclaration de Toulon ici).


Le parti animaliste propose :

  • de créer un statut juridique à part entière pour tous les animaux terrestres et aquatiques avec des règles propres à chaque catégorie ;
  • d’attribuer une personnalité juridique aux grands singes, leur conférant des droits fondamentaux ;
  • d’étendre aux animaux sauvages le champ d’application des infractions commises à l’encontre des animaux ;
  • de promouvoir l’instauration au niveau Européen d’une législation protégeant les poissons lors de leur élevage ou de leur capture ainsi que de leur mise à mort en cohérence avec la reconnaissance par l’UE de la sensibilité des poissons.

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