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Le Parti animaliste défend-il une position abolitionniste ?

Telle est la question que peuvent se poser ceux qui voudraient voir, un jour, la fin de toute exploitation animale.

La réponse à cette question est claire : tout le programme du Parti animaliste est compatible avec une finalité abolitionniste mais, en tant que parti politique, le PA est conscient que, pour atteindre cet objectif, une mutation profonde de notre société est nécessaire, et que celle ci ne peut pas s’accomplir du jour au lendemain.

Un travail remarquable est accompli par les associations telles que L214, qui révèle la réalité d’un monde caché, un monde de souffrances absolues, et propose des solutions alternatives.

Mais, nous le savons bien, transformer une société en profondeur est un long cheminement nécessitant le passage par des étapes successives.

La première étape consisterait donc à faire de l’amélioration de la condition animale, et non de la fin de l’exploitation, un devoir explicite de l’État

Corine PELLUCHON

C’est bien dans cette démarche que s’inscrit le PA qui est en cela le prolongement au niveau politique du travail des associations sur le terrain.

Lorsque L214 demande non la fermeture des abattoirs mais l’installation de caméras, lorsque L214 demande non la fin des élevages de poules mais l’interdiction des poules en cages, lorsque L214 incite Marie Blachère non à ne plus utiliser d’oeufs mais à cesser d’utiliser ceux provenant de poules élevées en batteries, elle ne renonce pas pour autant à son objectif abolitionniste affiché.

Le parallèle avec le positionnement du PA apparaît dès lors comme une évidence.

La nuance, mais elle est de taille, tient dans le fait que L214 est une association, qui agit sur les comportements dans la continuité et sans avoir à faire face à des échéances, alors que le PA, pour disposer des moyens de réformer notre société, se doit de rassembler le plus grand nombre de suffrages lors des échéances électorales, pour pouvoir ensuite exercer son influence sur l’élaboration des lois.

Enfin, l’ultime question que peuvent se poser ceux qui souhaitent voir la fin de l’exploitation animale est la suivante : sans l’existence du PA (nous devrions même dire: des partis animalistes puisqu’il en existe dans de nombreux pays en Europe) les chances de voir évoluer la cause animale seraient-elles les mêmes?

Les instances Européennes sont sourdes aux questions relatives à la cause animale et le resteront aussi longtemps que ne s’élèveront pas en son sein des voix pour la porter.

Voter pour les partis animalistes (10 en Europe) est donc l’une des clés, essentielle.

Voir l’extrait de la vidéo du lancement du Parti animaliste en 2016, avec l’intervention de Sébastien Arsac, co-fondateur de L214.

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